LES TECHNIQUES
 
La carpe a la bouillette
Les bouillettes permettent de vous adapter aux conditions de pêche en influant sur leur valeur nutritive, leur taille, leur couleur, leur composition, leur arôme…
Utilise-t-on les mêmes bouillettes pour amorcer et pour escher ?
Oui et non ! C’est à vous d’adapter les bouillettes aux conditions de pêche. Tout d’abord dans la composition du mix qui doit être plus riche en été qu’en hiver. Il vous faut donc éviter dans les eaux froides d’utiliser des bouillettes riches en protéines animales, trop difficiles à digérer pour la carpe.
Vous devez également tenir compte des quantités et les adapter au délai de digestion de la carpe. Sur un même poste où cent bouillettes seront distribuées par jour en été, une vingtaine sera largement suffisante au cœur de l’hiver.
Il est possible de réaliser des captures régulières dans des lieux pas trop pêchés en utilisant les mêmes bouillettes pour l’amorçage que pour l’eschage. Mais il est beaucoup plus fréquent d’avoir recours aux bouillettes d’arôme et de couleur identiques mais de plus petite taille : 16 ou 18 mm pour amorcer, 22 ou 24 mm pour le montage. Pour rendre ces dernières plus attractives, il est conseillé avant l’utilisation, de les faire tremper pendant plusieurs semaines dans une huile de trempage d’un même parfum.
Est-ce que la taille de la bouillette influence sur celle de la capture ?
Oui ! Car une petite carpe ou un autre cyprinidé comme la brème ou le chevaine ne pourra pas absorber de très grosses bouillettes de 28 à 30 mm. En revanche, il est tout à fait possible et même fréquent d’attraper de très grosses carpes dépassant les 20 kilos avec de très petites bouillettes, 14 ou 16 mm. Donc, si la zone pêchée est riche en carpeaux et en poissons blancs, en utilisant les bouillettes de fort diamètre, vous parviendrez à sélectionner vos prises.
Peut-on conserver longtemps ses bouillettes ?
Oui ! Celles du commerce contiennent le plus souvent un conservateur leur permettant de garder tout leur pouvoir attractif plusieurs mois, de 6 mois à 1 an. Si vous les réalisez vous-même, après un parfait séchage dans un endroit sec, à l’air libre, aucun problème de conservation pour plusieurs semaines. Si par contre vous souhaitez les conserver plus longtemps, n’hésitez pas à les congeler, après leur séchage, dans des sacs étanches après avoir pris la précaution d’indiquer à l’intérieur du sac la date de fabrication ainsi que tous les détails de leur composition.
Les bouillettes, sont-elles obligatoirement sucrées ?
Non ! Elles peuvent être salées, épicées, amères… Les inconditionnels de la fabrication artisanale de bouillettes sont convaincus que pour lutter contre l’éducation des carpes surpêchées, il faut obligatoirement leur proposer des associations d’arômes nouveaux et originaux. Mais attention, des bouillettes surdosées peuvent devenir répulsives ! Il est donc prudent de faire des tests sur des petites quantités de bouillettes
 
La carpe au mais
Est-ce que le maïs permet d’attraper de grosses carpes ?
Oui ! Il n’y a aucun rapport entre la taille de l’appât et celle de poisson attrapé. Des carpes de plusieurs dizaines de kilos continuent, comme dans leurs premières années, à se nourrir de minuscules invertébrés comme les vers de vase.
Il est important que le maïs soit très bien cuit afin d’être digéré très rapidement par les grosses carpes, car plus vite elles digèrent, plus vite elles reviennent s‘alimenter à nouveau ! Mais attention aux quantités, ces gros poissons de 15, 20 kilos et plus, peuvent consommer plusieurs kilos de maïs !
Peut-on panacher le maïs avec d’autres graines ou bouillettes ?
Oui, bien sûr ! Il est préférable en ce qui concerne l’association de maïs et de bouillettes de prévoir lors du trempage, d’incorporer dans l’eau 5 à 10 % d’arôme, identique à celui des bouillettes utilisées. Quant aux graines, celle qui se prête le mieux est incontestablement le chènevis, à condition d’être cuit en même temps que le maïs !
Est-il possible de personnaliser son amorçage ?
Oui ! La meilleure façon est d’y incorporer un sweetner ou tout simplement du miel. Mais vous pouvez également rajouter dans l’eau de trempage, avant la cuisson, un colorant d’une couleur encore une fois identique à celle des bouillettes, qui permettra de déjouer la méfiance de certaines carpes.
Peut-on pêcher sans amorçage préalable ?
Oui ! Mais les résultats s’en ressentent ! Si vous n’avez pas le temps de préparer votre coup à l’avance, un truc consiste à vous installer à proximité des zones fréquentées régulièrement par les pêcheurs au coup.
Dans presque toutes les amorces du commerce, le maïs est présent sous forme de farine, semoule, pétale… et les carpes ont pour habitude de passer régulièrement nettoyer ces zones. Elles sont donc accoutumées à y rencontrer sous plusieurs formes le maïs !
Le maïs étant utilisé depuis très longtemps, est-ce que les carpes ne s’en méfient pas ?
Non ! Car le maïs est consommé par beaucoup d’autres poissons tels que brèmes, chevaines, tanches et compagnie. La concurrence alimentaire incite les carpes à réagir rapidement lorsqu’elles trouvent une nourriture facile et abondante. Le maïs leur rappelle à coup sûr plus de bons souvenirs que de mauvais !
 
La pêche de nuit
Pour que la nuit soit douce et que le plaisir soit au rendez-vous, une vraie préparation s’impose ! Il est beaucoup plus aisé de s’installer confortablement la journée que d’arriver le soir au dernier moment. L’idéal est de débuter tôt le matin et d’enchaîner la nuit à une journée de pêche.
Il convient de choisir un endroit propice, suffisamment vaste, le plus dégagé possible et surtout surélevé ! Il est facile en pleine journée de constater que l’eau monte mais en pleine nuit, se réveiller avec les pieds dans l’eau laisse un souvenir tenace ! Prendre le temps de se décarcasser un petit peu lors de l’installation pour tout organiser, s’avère toujours payant.
Le biwi est placé à deux ou trois mètres du rod-pod de façon à voir les détecteurs de l’intérieur, sans sortir, ce qui évitera un déplacement systématique à la moindre tirée.
La revue de détails
Quelques heures avant l’obscurité, une revue de détails s’impose. Le positionnement de repaires visuels en barque assure lors des lancers la bonne direction. Des flotteurs lumineux utilisés habituellement pour la pêche en mer, sont accrochés à un plomb montre par une bonne longueur de Nylon. En ce qui concerne la distance, la solution consiste une fois la canne sur le rod-pod, à réaliser sur la ligne juste avant le moulinet, une trace de 20 à 30 cm à l’aide d’un marqueur prévu pour l’anglaise. Cinq ou six bas de ligne sont préparés d’avance et déjà eschés, prêts à être nouer à l’émerillon baril. Ils sont stockés dans une boîte étanche afin de les préserver de l’humidité ainsi que des grignoteurs de tout poil.
Les appâts
Attendre le crépuscule pour relancer les cannes et amorcer serait une erreur car si les carpes sont présentes, elles risquent fort de bouder le secteur après ce bombardement. Il vaut mieux vérifier tous les montages et réamorcer deux heures avant la nuit. Il est également souhaitable d’augmenter la taille des bouillettes afin de limiter les attaques d’indésirables qui n’auraient pour effet que de réveiller pour rien !
La nuit venue, l’emploi d’un sac soluble contenant le bas de ligne et quelques bouillettes s’avère suffisant. Mais attention, la précision est de rigueur car pas question de ramener pour lancer à nouveau ! Deux à trois minutes après que le montage ait atteint le fond, un demi tour de manivelle suffit pour dégager le bas de ligne !
La réception
Le respect du poisson est délicat dans le noir, la manipulation est plus périlleuse. Le plus sage est de tout avoir regroupé proche de l’eau, sur le lieu du combat: épuisette, tapis de réception, sac de pesé, sac de conservation, peson...
L’épuisette sera maintenue hors de l’eau dans une position proche de la verticale, sur un piquet, et ce toujours à cause des rongeurs... Le filet sera profondément immergé avant de tenter d’y faire entrer la carpe. Le tapis de réception sera fixé au sol car les jours de grand vent partir à sa recherche n’est pas le meilleur gage de sécurité ni pour le pêcheur, ni pour le poisson ! Les sacs de pesé et de conservation seront stockés durant toute la nuit dans une bassine ou un seau rempli d’eau qui servira le moment venu à humidifier le tapis. Il faut éviter d’éblouir la carpe qui réagit le plus souvent violemment à un excès soudain de lumière.
L’éclairage
Sur les fonds encombrés, le fil fluo est indispensable car il rend possible le slalome entre les accroc...
Grâce aux faisceaux lumineux de la lampe frontale, il est plus facile de suivre le déroulement du combat. Une lampe à gaz facilite toutes les interventions sur les montages à l’intérieur du biwi. Une lampe torche complète l’éclairage. Mais il est également utile de fixer des petits bâtonnets lumineux, de type Star Light, sur le manche de l’épuisette, le pied du rod-pod...
De plus, si l’ensemble des accessoires est installé sur une petite bâche de 2 à 3 m², de couleur claire, tout cet attirail devient nettement plus facile à retrouver !
 
 
 
 
 
 
 
LIENS PARTENAIRES 1